Brèves
Cette page est réalisée par l'APPA Nord-Pas de Calais, avec le soutien de la
"Cellule d'Appui Veille stratégique"de la direction Environnement du Conseil Régional et du siège de l'APPA
Les intoxications au monoxyde de carbone survenues en France métropolitaine en 2006 - Mise en ligne le 21/11/08
Afin de lutter contre les intoxications au monoxyde de carbone (CO), responsables chaque année d’une centaine de décès et de plusieurs milliers d’hospitalisation, un système national de surveillance des intoxications au CO a été mis en place afin d’alerter, d’estimer l’ampleur du phénomène, de décrire les circonstances de survenue, de caractériser les intoxiqués et d’évaluer les mesures de santé publique mises en place. Le système repose sur le signalement de personnes ayant eu connaissance de toute suspicion d’intoxication et s’appuie sur cinq questionnaires environnementaux et médicaux. En 2006, 1 682 intoxications au CO ont été déclarées, parmi lesquelles 76,9 % se sont produites entre les mois d’octobre et de mars. Les intoxications au CO accidentelles dans l’habitat (n=1 069) ont été associées dans 75,5 % des cas investigués (n=799) à la présence d’au moins un facteur favorisant, comme un problème d’aération, une utilisation inadaptée ou un défaut de l’appareil. Une enquête médicale a été menée auprès de 3 811 intoxiqués parmi 1 432 intoxications au CO (soit un taux de 6,2 intoxiqués pour 100 000 habitants). Pour 46,0 % des intoxiqués, aucun signe n’a été observé au moment du diagnostic. Les principaux signes observés ont été la céphalée (75,9 %), la nausée (39,9 %), le vertige (28,7 %). Une prise en charge médicale aux urgences a concerné 62,0 % des intoxiqués, une hospitalisation 32,1 % d’entre eux. Le système de surveillance des intoxications au CO, bien qu’il ait permis de caractériser les intoxications au CO sur l’ensemble du territoire métropolitain pour la première fois, doit évoluer pour mieux répondre aux objectifs d’alerte du système afin de mieux détecter des situations émergentes d’épisodes d’intoxications au CO.
Source : Article du Bulletion Epidémiolioque Hebdommadaire n°44, Institut de Veille Sanitaire
Pour en savoir plus sur les intoxications au monoxyde de carbone, consultez notre portail CO
Fertilité humaine: les perturbateurs endocriniens sur la sellette - Mise en ligne le 20/11/08
Depuis 50 ans, on observe dans l’ensemble des pays industrialisés une baisse de la fertilité chez l’homme et le doublement de l’incidence du cancer du testicule et de certaines malformations génitales. L’exposition aux perturbateurs endocriniens tels que les phtalates et le bisphénol A présents dans les plastiques, en particulier chez les femmes enceintes et les nouveau-nés, est suspectée de jouer un rôle dans ces phénomènes.
Dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne (UE), le Meeddat et le ministère de la santé organisent le 25 novembre un colloque intitulé «Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant». Il rassemblera les principaux chercheurs européens travaillant sur ces questions mais aussi des associations, des industriels et des décideurs politiques. L’objectif ? «Mettre un coup de projecteur sur les recherches menées sur ces questions en France et en Europe, ouvrir un débat et passer des messages de prévention», indique Nathalie Kosciusko-Morizet. La secrétaire d’Etat à l’écologie qui avait déjà organisé une conférence sur ce thème au Parlement en 2006, souligne que «les impacts des produits chimiques sur la reproduction et la fertilité étaient alors peu présents dans le débat public».
Il existe toutefois de nombreuses incertitudes sur la réalité et l’ampleur des effets liés aux perturbateurs endocriniens. «Il reste à démontrer que la baisse du nombre de spermatozoïdes chez l’homme et l’augmentation des malformations génitales et des cancers du testicule sont effectivement liées aux facteurs environnementaux», précise le professeur Didier Houssin, directeur général de la santé. L’expertise collective de l’Inserm, Cancer et environnement, publiée en octobre, indiquait l’existence d’une relation potentielle entre cancer du testicule et exposition aux pesticides. En outre, une étude française récente dont les résultats seront présentés au colloque, démontre pour la première fois l’effet délétère des phtalates sur des cellules fœtales humaines, à l’origine de la formation des testicules.
Source : Article du JdLe rédigé par Sabine Casalonga
11 septembre: plus d’asthme chez les jeunes enfants - Mise en ligne le 08/10/08
Une étude américaine(1), conduite par Pauline Thomas de la faculté de médecine du New Jersey, a évalué les effets de la pollution de l’air engendrée par les attentats du 11 septembre 2001 à New York sur la santé respiratoire des enfants.
Les chercheurs ont conduit des entretiens téléphoniques entre 2003 et 2004 auprès des enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans à ce moment-là et ayant été fortement exposés au nuage de poussière due à l’effondrement des tours. Ils ont ensuite évalué le lien entre leur état de santé respiratoire et leur exposition à cette pollution, avant de comparer ces données avec les registres nationaux.
D’après les indications recueillies, plus de la moitié des 1 433 enfants exposés souffrent d’au moins un symptôme respiratoire nouveau ou aggravé, et 5,7 % souffrent d’asthme depuis les attentats. Le nombre de cas d’asthme s’est avéré deux fois plus élevé chez les enfants âgés de moins de 5 ans au moment des attentats par rapport aux enfants américains du même âge. Dans les autres groupes d’âge, le nombre d’enfants souffrant d’asthme était en revanche similaire à la moyenne nationale.
(1) Respiratory and Other Health Effects Reported in Children Exposed to the World Trade Center Disaster of 11 September 2001, Pauline Thomas et al., Environmental Health Perspectives, Volume 116, N° 10 (octobre 2008)
Source : Article du JdLe rédigé par Sabine Casalonga
Des liens entre Cancer et Environnement, une expertise collective de l'Inserm - Mise en ligne le 03/10/08
En 2005, le nombre de nouveaux cas de cancers en France a été estimé à près de 320 000 pour les deux sexes confondus, 180 000 chez les hommes et 140 000 chez les femmes. On constate une augmentation de l’incidence des cancers depuis une vingtaine d’années. Si l’on tient compte des changements démographiques (augmentation et vieillissement de la population française), l’augmentation du taux d’incidence depuis 1980 est estimée à +35 % chez l’homme et +43 % chez la femme. Il n’est pas possible actuellement de chiffrer avec précision la part due à l’évolution des pratiques de soins dans cette augmentation.
Les modifications de l’environnement pourraient être partiellement responsables de l’augmentation constatée de l’incidence de certains cancers. Cette hypothèse doit faire l’objet d’un effort de recherche constant, portant à la fois sur la mesure de l’exposition des populations à des cancérogènes avérés ou probables, et sur l’existence et la nature du lien causal.
L’Afsset a chargé l’Inserm d’établir un bilan des connaissances sur les liens entre l’environnement et neuf cancers qui ont été sélectionnés lors d’une expertise précédente en raison de l’augmentation de leur incidence au cours des 25 dernières années : les cancers du poumon, les mésothéliomes, les hémopathies malignes, les tumeurs cérébrales, les cancers du sein, de l’ovaire, du testicule, de la prostate et de la thyroïde.
Pour en savoir plus : Consulter le communiqué de presse sur le site de l'Inserm.
L’exposition au trafic accroît les risques de rhinite - Mise en ligne le 02/10/08
Une nouvelle étude (1) à paraître dans l’édition d’octobre d’Occupational and environmental medicine met en relation la santé respiratoire des adultes et l’exposition de long terme à la pollution de l’air générée par le trafic routier. Elle a consisté à adresser un questionnaire à 9 488 habitants de Rome (Italie) âgés entre 25 et 59 ans relatif à leur santé respiratoire et différents facteurs de risque: éducation, profession, habitat, tabac et intensité du trafic dans leur zone de résidence.
L’équipe de chercheurs de l’autorité sanitaire régionale de Rome a calculé la distance entre le domicile de chaque personne et l’axe routier important le plus proche. 397 personnes se sont plaintes de bronchites chroniques, 472 d’asthme et 1 227 de rhinite.
15% des personnes interrogées considéraient vivre dans des zones au trafic important, 11 % à moins de 50 mètres d’un tel axe routier, et 28 % dans des zones aux concentrations de dioxyde d’azote supérieures à 50 microgrammes au mètre cube (µg/m3).
Seule la prévalence de l’asthme a pu être associée avec les personnes considérant vivre dans des zones au fort trafic. Les rhinites, par contre, ont été fortement associées aux indicateurs de trafic, surtout chez les non-fumeurs.
(1) Comparison between various indices of exposure to traffic-related air pollution and their impact on respiratory health in adults, G. Cesaroni et al., Occupational and environmental medicine, octobre 2008
Source : Article du JdLe rédigé par Victor Roux-Goeken
Préconisations pour réduire les Cov dans l’imprimerie offset - Mise en ligne le 02/10/08
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) vient de mettre en ligne les résultats d’une étude qui a permis d’élaborer des recommandations pour réduire les émissions de composés organiques volatiles (Cov) dans le secteur de l’imprimerie offset. La présence de ces polluants est liée à l’utilisation de solvants de nettoyage et d’alcool isopropylique.
L’étude a été menée dans les laboratoires de l’INRS en collaboration avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), la Fédération de l'imprimerie et de la communication graphique (Unic) et le Groupe offset des techniques avancées (Gota).
Quatre types de préconisations ont pu être élaborés et hiérarchisés afin de limiter le risque sanitaire pour les travailleurs ainsi que l’impact sur l’environnement. Tout d’abord, il s’agit de réduire les émissions de Cov à la source, par exemple en utilisant des solvants moins émissifs, sachant toutefois que la substitution est parfois difficile. Ensuite, sensibiliser et former le personnel, notamment à l’optimisation du nettoyage en utilisant le moins possible de produits. La troisième recommandation porte sur la conception des locaux. Par exemple, des poubelles ventilées peuvent être installées, c’est un procédé efficace et peu onéreux selon l’INRS, qui permet d’extraire les Cov des déchets et d’abaisser «notablement» la pollution. En dernier lieu, il faut protéger individuellement les salariés, mais seulement si «toutes les autres mesures d’élimination ou de réduction des risques s’avèrent insuffisantes ou impossibles à mettre en oeuvre».
Source : Article du JdLe rédigé par Agnès Ginestet
Inégalités sociales de mortalité par cancer en France - Mise en ligne le 02/09/08
Chaque année, le cancer tue 150 000 fois en France. Mais il ne frappe pas qu’au hasard. Selon une étude réalisée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Institut de veille sanitaire (InVS) rendue publique le 2 septembre 2008, les inégalités sociales jouent un grand rôle dans l’apparition de la maladie. Ainsi, les premières victimes sont souvent les hommes sans diplôme, dont le risque de décès d’un cancer du poumon ou de la gorge, par exemple, est environ deux fois plus élevé que pour les cadres ou les professions libérales du même âge. Une différence qui s’expliquerait notamment par «la consommation de tabac et d’alcool, plus importante chez les non diplômés », selon Gwenn Menvielle, chercheuse à l’Inserm. «Mais ces hommes, par manque d’information, ont également moins recours aux soins ou au dépistage, ce qui limite leur survie», ajoute-t-elle. Une constante qui se retrouve, dans des proportions moindres, également chez les femmes.
Source : Bulletin épidémiologique Hebdommadaire, n°33
La composition des PM2,5 modifie l’impact sur la santé - Mise en ligne le 02/09/08
Il est admis que l’exposition aux particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres (PM2,5) est associée à une augmentation de la mortalité. Une étude publiée dans la revue Epidemiology montre que la composition de ces particules joue également un rôle.
Les auteurs ont en effet associé dans 25 communautés américaines une hausse de 0,74% de la mortalité non–accidentelle avec augmentation de 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) de la concentration moyenne de PM2,5 sur 2 jours. Ce lien s’avère toutefois plus faible dans l’ouest du pays (0,51%) que dans l’est (0,92%), et atteint sa valeur maximale au printemps avec 1,88%. Il est renforcé lorsque les PM2,5 contiennent de l’aluminium (0,58%), de l’arsenic (0,55%), des sulfates (0,51%), du silicium (0,41%) ou du nickel (0,37%). Un mélange d’aluminium, sulfates et nickel altère également l’effet des PM2,5 sur la santé.
Au final, les auteurs concluent que la masse seule ne suffit pas à évaluer les risques sanitaires générés par une exposition aux PM2,5, et que certains composés chimiques modifient leur lien avec la mortalité.
(1) «The role of particle composition on the association between PM-2,5 and mortality», Franklin, Meredith; Koutrakis, Petros; Schwartz, Joel; Epidemiology. 19(5):680-689, September 2008.
Source : Article du JdLe rédigé par Agnès Ginestet
Du 16 au 22 septembre : Semaine de la mobilité 2008 - Mise en ligne le 29/08/08
Déclinant le thème « De l’air pour nos villes », choisi par l’Europe cette année, la France, sous le slogan « Bougez autrement. La meilleure énergie, c’est la vôtre ! », valorisera les transports publics et doux. Ceux-ci contribuent à améliorer la santé et la qualité de la vie en préservant la qualité de l’air et en réduisant les émissions polluantes.

L’objectif est d’encourager les bonnes pratiques et de susciter un changement de comportements en faveur des modes de transports alternatifs à la voiture individuelle, pour développer une stratégie de mobilité durable et responsable. Dans ce cadre de nombreuses manifestations seront proposées partout en France. Pour connaître toutes les actions en région.
En Nord-Pas de Calais, de nombreuses villes et agglomération organisent des animations, l'APPA sera présente lors des manifestations organisées à Tourcoing et à Calais en proposant conférence-débat et rallye.
Le point sur les désodorisants d’intérieur - Mise en ligne le 27/08/08
L’UFC-Que Choisir vient de publier, dans son numéro de septembre, un nouveau test comparatif sur les désodorisants d’intérieur.
Les tests réalisés ont portés sur différentes formes de désodorisants : bougies, encens, aérosols, diffuseurs électriques… Voici un résumé des conclusions auxquelles ils ont abouti :
En ce qui concerne les bougies, les résultats sont très variables d’une marque à l’autre et selon le parfum choisi. Certaines bougies n’émettent aucuns COV tandis que d’autres émettent des quantités importantes de formaldéhyde. De plus, les bougies peuvent également émettre des particules fines qui contaminent l’air ambiant. |
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Les tests réalisés sur les encens montrent des concentrations de COV plus faible que lors du premier test il y a 4 ans. Néanmoins, les émissions de formaldéhyde et benzène (tous 2 cancérigènes) et de différents autres composés nocifs pour la santé montrent la nocivité de l’utilisation d’encens en milieu clos.
Les diffuseurs électriques émettent en grande quantité des composés allergènes et irritants dans l’air intérieur. Notons que le modèle à base d’huiles essentielles pollue le plus en comparaison aux autres diffuseurs testés.
L’utilisation d’aérosols entraîne des niveaux très variables de pollution de l’air intérieur selon le produit choisi. Sur les 10 produits testés, seuls 2 n’émettent aucunes substances suspectes ; les produits émettant des taux de COV considérés comme admissibles par l’UFC (200 µg/m3) émettent en plus des composés semi-volatils et volatils qui rendent l’air intérieur fortement pollué.
Les diffuseurs prêts à poser (liquide ou en gel) sont ceux qui posent le moins de problèmes. En effet, sur 6 produits testés, 3 sont « utilisables ». Il vaut donc mieux utiliser ce genre de produits pour désodoriser une pièce mal ventilée.
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Source : UFC Que Choisir
Pour en savoir plus sur l’air intérieur : site de ressources en qualité de l'air intérieur, Air Pur n°69 : Air Intérieur, Quiz air intérieur.
CO2: les constructeurs automobiles encore loin du compte - Mise en ligne le 26/08/08
En moyenne, les véhicules neufs vendus sur le marché européen (1) ont émis 158 grammes de CO2 par kilomètre (g CO2/km) en 2007. Soit 18 grammes de plus que l’objectif que les 27 devraient adopter dans les prochaines semaines pour 2012. Ces chiffres ont été publiés par l’ONG européenne Transport et environnement (T&E).
Même s’ils restent loin derrière les performances tricolores,les constructeurs allemands (Volkswagen, Daimler et BMW), en diminuant leurs rejets de 173 à 169 g CO2/km entre 2006 et 2007, ont fait de plus gros efforts que leurs confrères français (PSA, Renault) qui sont passés de 144 à 143 g CO2/km. Cependant, les Français sont «seulement» à 10% (PSA) et 13% (Renault) de leur cible réglementaire 127 gCO2/km), alors que les Allemands sont entre 19% (Volkswagen, BMW) et 24% (Daimler) de leurs objectifs respectifs (entre 163 et 181 gCO2/km).
Les firmes japonaises (Honda, Mazda, Nissan, Suzuki, Toyota) ont-elles réduit leur empreinte carbone de 2,3% entre 2007 et 2006.
Ces évolutions, trop lentes au goût de France nature environnement (FNE), «témoignent bien que l’Union européenne doit absolument maintenir la pression avec des objectifs ambitieux sur du long terme», analyse l’ONG française dans un communiqué.
Un accord politique entre le Conseil et le Parlement européen sur la proposition législative de la Commission est attendu pour décembre. Un premier accord plus informel avait déjà été trouvé en juin entre l’Allemagne et la France (2).
Les voitures sont responsables de 14% des émissions de CO2 de l’Union.
(1) Il s’agit des 15 anciens Etats membres, de la Hongrie, de la Lituanie et de la Slovénie
(2) Voir l’article du JDLE «Les ONG consternées par l’accord franco-allemand sur les autos»
Télécharger le rapport de T&E.
Source : Article du JdLe rédigé par Claire Avignon
Les moisissures se penchent sur les berceaux des nouveau-nés parisiens ! - Mise en ligne le 18/07/08
Les moisissures, présentes à la fois dans l’environnement extérieur et intérieur, se développent dans tous les matériaux de construction pour peu que l’humidité soit suffisante. Et, selon les estimations effectuées ces 20 dernières années en Europe, au Canada et aux États-Unis, l’humidité serait patente dans 4 à 40 % des foyers. L’exposition excessive aux moisissures est source d’effets sanitaires indésirables ; les travaux récents mettant notamment l’accent sur les risques de sifflement respiratoires, de toux et d’asthme, chez l’adulte et chez l’enfant. C’est dans ce contexte que des équipes françaises ont évalué l’exposition aux moisissures au domicile de nouveau-nés parisiens et les déterminants de cette exposition.
Cette évaluation a été menée en 2003 sur une cohorte de 4 177 nouveau-nés enrôlés dans 5 maternités parisiennes, tous nés à terme et indemnes de problème de santé à la naissance.
Des prélèvements ont été effectués, dans la chambre à coucher du bébé et hors de l’immeuble, une première fois au domicile de 190 des 4 177 nouveau-nés, de 1 à 3 mois après la naissance et, une seconde fois, dans 157 des 190 appartements, dans la première année de vie de l’enfant. Les deux sessions de prélèvements ont eu lieu à des saisons différentes. Elles ont été accompagnées d’entretiens afin de détailler les caractéristiques de l’immeuble, du logement, les conditions de vie de la famille, les sources potentielles de pollution, ainsi que les modalités d’aération.
Des champignons aéroportés dans presque tous les prélèvements intérieurs
Une présence fongique a été détectée dans 99 % des prélèvements en milieu intérieur. Cladosporium et Penicillium ont été isolés respectivement dans 77 % et 93 % des foyers en saison froide, et dans 95 % et 83 % des foyers en saison chaude. Aspergillus a été retrouvé dans l’air intérieur de 60 % des foyers ; Alternaria, Geotrichum, Ulocladium et Chaetomium dans moins de 20 % des foyers.
Les moyennes des concentrations fongiques totales dans l’air intérieur étaient de 232,4 ± 3,2 cfu*/m3 à la première visite au domicile et de 186,7 ± 2,7 20 cfu*/m3 à la seconde (limite de détection : 20 cfu*/m3). Dans l’air extérieur à l’immeuble, elles étaient respectivement de 517,8 ± 3,4 cfu*/m3 et 382,3 ± 2,9 cfu*/m3.
Des déterminants des concentrations fongiques intérieures identifiés
Les concentrations fongiques de l’air extérieur se sont avérées les meilleurs éléments prédictifs de la variabilité des concentrations fongiques totales intérieures et des concentrations de Cladosporium dans l’air intérieur. L’analyse montre aussi le rôle des saisons : les concentrations fongiques aéroportées totales et celles de Cladosporium étaient significativement plus élevées en saison chaude. Elle associe, significativement, à la présence de signes d’humidité, des niveaux fongiques totaux et des niveaux d’Aspergillus plus élevés dans l’air. Elle met en évidence une association positive, significative, entre la durée d’aération de la chambre à coucher du nouveau-né et les concentrations fongiques aéroportées totales et celles de Cladosporium.
Cette étude est la première, selon les auteurs, à fournir le spectre et les concentrations fongiques intérieures et extérieures de l’air, à Paris. Elle confirme, en s’appuyant de façon représentative sur 2 mesures, le rôle contributif significatif des concentrations fongiques extérieures et de la saisonnalité à la variabilité des concentrations fongiques totales dans l’air intérieur. Elle attire l’attention sur l’importance des caractéristiques du domicile et des habitudes de vie, en particulier sur la durée et la fréquence d’aération des habitations, sur la ventilation, et sur l’humidité manifeste.
* cfu : colony forming units.
Auteur : Dr Claudine Goldgewicht
Dassonville C et coll. : Assessment and predictors determination of indoor airborne fungal concentrations in Paris newborn babies’ homes. Environ Res, Publication avancée en ligne, 20 juin 2008
Source : Journal International de Medecine
Pour en savoir plus sur les moisissures...
Parution du rapport du Conseil Economique et Social sur Les nanotechnologies - Mise en ligne le 10/07/08
Le rapporteur définit tout d'abord le nanomètre (unité de mesure qui correspond au milliardième de mètre ou à un millionième de millimètre). Il décrit les domaines d'application et les enjeux des nanosciences et des nanotechnologies (industrie de l'électronique et de la communication, industries pharmaceutique, biotechnologique, cosmétologique, industrie agro alimentaire). Il présente le système de recherche français et établit des comparaisons avec d'autres pays, évoque le débat social et la prévention des risques sanitaires et environnementaux. Il estime souhaitable d'accroître l'effort de recherche et d'investissement des entreprises, de renforcer la recherche fondamentale en toxicité (notamment concernant la santé humaine) et de mettre à jour la réglementation. Il conclut que le développement des nanotechnologies est un enjeu incontournable pour l'avenir et que leur maîtrise constitue un enjeu décisif pour l'emploi, le rayonnement de la France et de l'Europe. 9 fiches apportent des précisions sur différents sujets touchant les nanotechnologies.
Télécharger le rapport (2,4 Mo)
Source : la documentation française.
Baromètre Santé Environnement : zoom sur le monoxyde de carbone - Mise en ligne le 08/07/08
Dans le cadre du Plan National Santé Environnement, l’INPES a réalisé le premier Baromètre santé environnement. Cette étude appréhende, au travers d’une approche centrée sur le cadre de vie et l’habitat de la population, les attitudes, opinions et comportements des Français de 18 à 75 ans face à la perception des risques environnementaux : la pollution des sols, de l’atmosphère, de l’air intérieur et des eaux, les intoxications au monoxyde de carbone et au radon, les légionelles, le bruit et la téléphonie mobile. Le Baromètre santé environnement a été réalisé en France métropolitaine, par téléphone du 22 janvier au 21 mai 2007 auprès de 6 007 répondants. |
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Le monoxyde de carbone : une population qui se sent plutôt bien informée. Un risque sanitaire considéré comme important, mais un risque personnel jugé faible
Près des deux tiers (65,2 %) des personnes interrogées se disent plutôt bien informées sur le monoxyde de carbone et ses effets sur la santé ; 4,4 % n’en ont jamais entendu parler. Toutefois, 19,1 % ignorent le caractère inodore du monoxyde de carbone.
La quasi-totalité (89,8 %) de la population pense que le monoxyde de carbone (CO) présente un risque élevé pour la santé des Français. Pourtant, seuls 11,1 % des enquêtés estiment courir personnellement un risque plutôt élevé d’être victimes d’une intoxication oxycarbonée au cours de leur vie. 77,3 % de ceux qui ont à leur domicile une source de chauffage combustible pensent pourtant ne pas être équipés d’appareils présentant un risque d’émission de monoxyde de carbone. Les Français sont d’ailleurs en majorité convaincus que avec les moyens de chauffage actuels, les intoxications au monoxyde de carbone sont rares aujourd’hui (57 %).
Des comportements parfois à risques et des gestes préventifs inégalement mis en œuvre
La médiane de la durée maximale d’utilisation, en continu, des appareils de chauffage d’appoint à combustion est d’environ six heures. Parmi les individus qui utilisent un chauffage d’appoint à combustion, seuls 19,0 % l’utilisent au maximum deux heures d’affilée, alors que 28,0 % sont amenés à le laisser allumé en continu plus de douze heures, soit l’équivalent d’une nuit entière. Par ailleurs, 5,1 % des Français affirment avoir bouché les orifices d’aération au cours des douze derniers mois.
Plus de huit personnes sur dix (84,1 %) déclarent aérer quotidiennement leur logement en hiver et 60,5 % se disent équipées d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC). Concernant l’entretien des appareils de chauffage et des conduits d’aération, 69,2 % des personnes possédant une cheminée l’ont fait ramoner au cours de l’année précédente, et 70,8 % de celles équipées d’appareils de chauffage utilisant une source combustible ont fait appel à un professionnel qualifié au cours des douze derniers mois pour vérifier leur état.
En savoir plus sur le baromètre santé environnement sur le site de l'INPES.
En savoir plus sur le monoxyde de carbone, découvrez notre portail CO
Programme de recherche "Gestion et impacts du changement climatique" : 3ème appel à propositions de recherche - Mise en ligne le 07/07/08
Dans le cadre de la seconde phase du programme de recherche "Gestion et impacts du changement climatique", ou GICC-2, le ministère lance un troisième appel à propositions de recherche.
Intitulé "Atténuation, adaptation et régionalisation", il a pour objectif de développer des connaissances utiles pour aider à la décision en matière de réduction des impacts et d’adaptation au changement climatique. Il met notamment l’accent sur l’identification de couplages entre phénomènes, liés au changement en cours et de toutes échelles, dont les conséquences peuvent altérer l’environnement ou la société.
La date limite de dépôt des projets est fixée au 4 novembre 2008.
Télécharger le document détaillant l’appel à propositions de recherche.
Reach: publication de la première liste des substances préoccupantes - Mise en ligne le 07/07/08
L’hexabromocyclododécane, le benzyl butyl phthalate, ou encore l’anthracène: ce sont 3 des 16 substances -aux noms particulièrement doux-, qui pourraient être retenues comme substances préoccupantes par les Etats membres de l’Union européenne (plus la Norvège) dans le cadre de Reach, selon un communiqué de l’agence européenne Echa. Il s’agit de la première étape qui doit aboutir, au 1er juin 2009, à la liste des substances soumises à autorisation.
Contrairement à ce que le nom de cette liste indique, ces produits ne seront pas autorisés à être mis sur le marché, ils seront interdits (sauf si leur producteur obtient une autorisation) [...].
D’ici le 1er juin 2009, les substances considérées comme préoccupantes par les Etats membres sont d’abord soumises à consultation. Elles feront ensuite l’objet de discussions au sein du comité des Etats membres en octobre, puis l’Echa hiérarchisera les substances retenues et publiera ses recommandations. Ce n’est qu’après cette dernière étape que sera publiée la liste des substances soumises à autorisation [...].
La France a proposé 5 molécules, la Norvège 3, l’Allemagne, l’Autriche et la Suède 2 chacune, les Pays-Bas et le Royaume-Uni une chacun. De nombreux Etats membres n’ont pas participé à cette première liste par manque de temps, ou absence de compétence
Source : Article du JdLe rédigé par Claire Avignon
Pour en savoir plus sur REACH, consulter le site http://echa.europa.eu/home_fr.asp
Les aéroports européens s'engagent à réduire leur impact sur le climat - Mise en ligne le 24/06/08 Quelque 440 aéroports de 45 pays européens, réunis à Paris, se sont engagés jeudi par une résolution à réduire leur impact sur le changement climatique.
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Réunis à l'occasion de la 18e assemblée générale, les membres de l'ACI Europe (Conseil international des aéroports - Europe) représentant 90 % du trafic commercial européen, se sont engagés à réduire leurs émissions de carbone pour leurs propres opérations aéroportuaires, dans le but de devenir totalement neutres en matière d'émission. |
Il se fondent sur la résolution formulée à Genève le 22 avril dernier par le Groupe d'action du transport aérien (ATAG) réunissant des grands du secteur --Airbus, Boeing, compagnies aériennes-- où ils aspiraient à un futur sans carbone.
En outre, les membres de l'ACI Europe ont décidé de lancer un système d'accrédidation environnementale avant leur prochain congrès annuel, "qui devrait permettre à tous les aéroports de suivre de manière volontaire un cadre commun pour le contrôle, l'information et la réduction des émissions de carbone avec une possibilité de devenir neutre en la matière", selon leur communiqué.
L'ensemble des émissions de CO2 provenant de l'aviation compte pour 2 % de l'impact global des émissions de dioxyde de carbone sur le changement climatique. Les opérations aéroportuaires ne représentent que 5 % de ce montant, selon le communiqué d'ACI Europe. |
Vers un secteur postal plus respectueux de l'environnement - Mise en ligne le 24/06/08
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Union postale universelle (UPU) collaboreront étroitement afin de réduire les émissions de CO2 causées par les membres du secteur postal.
Dans le cadre d'un accord signé la semaine dernière à Berne par Achim Steiner, Directeur exécutif du PNUE, et Edouard Dayan, Directeur général de l'UPU, le PNUE apportera son expertise à l'UPU pour calculer le volume des émissions de gaz à effets de serre généré par le secteur postal grâce à une méthodologie bien définie.
Effectivement, le Bureau international de l'UPU lancera prochainement un questionnaire auprès des 191 Pays-membres de l'organisation pour recueillir des données pertinentes sur l'ensemble du secteur, y compris la taille du parc immobilier, de la flotte de véhicules, le kilométrage parcouru par ces véhicules et le volume de carburant consommé. Une fois ce bilan dressé, le PNUE aidera l'UPU à définir une méthode pour quantifier les émissions de gaz à effet de serre générées. L'UPU et le PNUE proposeront ensuite un éventail de solutions permettant aux opérateurs postaux de réduire ces émissions et en mesureront l'efficacité d'une année à l'autre.
L'initiative est conformé à l'engagement pris par les Nations Unies de faire du changement climatique l'une de ses priorités. Lors de la rencontre du Conseil des chefs de secrétariat du système des Nations Unies, en octobre 2007, les responsables des agences, des programmes et des fonds onusiens s'étaient mis d'accord pour rendre leurs organisations climatiquement neutre.
Ce partenariat avec le PNUE constitue une incitation pour l'UPU à oeuvrer dans cette voie.
Source : Programme des Nations Unies pour l'environnement
Programme National de Recherche « Perturbateurs endocriniens » (PNRPE) - Appel à Propositions de Recherche 2008 - Mise en ligne le 24/06/08
Le présent appel à propositions de recherche, le second lancé dans le cadre du Programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens suite à celui lancé en 2005, couvre à la fois des actions qui devraient être entreprises dans ce domaine et un élargissement à l’étude d’autres fonctions, notamment la fonction thyroïdienne ou le système immunitaire. En outre, la notion de « mélange » et la nécessité de développer la modélisation des systèmes comme des modèles alternatifs à l’expérimentation animale, ou encore l’intérêt porté à la construction de la perturbation endocrinienne comme problème public, plus généralement conduisent le PNRPE à inciter au développement de projets innovants.
Les équipes de recherche d’autres pays de l’Union Européenne ou autre sont éligibles à un soutien financier du Programme à la condition d’être partie prenante dans une proposition coordonnée par un laboratoire français et d’accepter les modalités de subvention propres au MEEDDAT.
Les propositions sont à remettre pour le 30 octobre 2008 à 17h
Contact : Pierre Vaiss
Télécharger l'appel à propositions de recherche 2008.
La ventilation dans les logements et les écoles - Mise en ligne le 24/06/08
Le 16 juin 2008, l’Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI) a organisé, en partenariat avec le CSTB, une restitution de son analyse sur « la ventilation dans les logements et les écoles ». Il s’agit d’un des volets thématiques d’exploitation des données collectées lors de la campagne nationale sur l’état de la qualité de l'air intérieur des logements français, menée en 2003-2005.
Les résultats de l’étude ont montré que 70 % des logements sont aujourd'hui équipés, soit de ventilation naturelle, soit de ventilation mécanique contrôlée (VMC), mais que les logements construits avant 1967, non soumis aux exigences règlementaires instaurant la ventilation permanente par balayage, représente encore la moitié du parc immobilier. Pour les écoles, il n’existe aucune obligation d’équipement en système de ventilation (on part de l’hypothèse, pas toujours vérifiée, que le renouvellement de l’air se fait par ouverture des fenêtres !)
Concernant l’aération des chambres - où l’on passe en moyenne 9 heures par jour - le taux mesuré de CO2 se relève satisfaisant dans 62 % des cas (moins de 1500 ppm), avec une meilleure maitrise de l’aération dans les logements les plus récents grâce aux VMC, même si celles-ci sont sujettes à de fréquents dysfonctionnements qui limitent leur fiabilité.
Il est ressorti également que le comportement des occupants – à travers la pratique spontanée d’ouverture des fenêtres et des portes - est un facteur aussi essentiel et déterminant que le système de ventilation pour assurer une bonne qualité de l'air intérieur.
Pour en savoir plus, consulter le site internet de l'OQAI.
Source : APPA
La pollution par les particules dans l’air ambiant augmente le risque de mortalité en France - Mise en ligne le 19/06/08
La pollution par les particules dans l’air augmente le risque de mortalité en France, d’après les résultats publiés le 19 juin dans le dernier rapport1 du Programme de surveillance air et santé (Psas) de l’Institut de veille sanitaire (InVS).
L’objectif de cette étude était d’actualiser les connaissances sur les liens entre la pollution de l’air (particules et polluants gazeux) et le risque de décès pour différentes causes. Elle a concerné neuf villes françaises au cours de la période 2000-2004, soit environ 11 millions de personnes. Elle permet de documenter, pour la première fois en France, un lien épidémiologique entre les niveaux de particules fines et grossières (PM2,5 et PM2,5-10) dans l’air ambiant et le risque de mortalité. Elle consolide également les résultats précédemment obtenus dans le cadre du Psas sur l’existence de liens entre les niveaux d’ozone et de dioxyde d’azote et le risque de mortalité.
Sur l’ensemble des neuf villes (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Le Havre, Strasbourg, Toulouse), le nombre journalier de décès est significativement associé aux niveaux de polluants gazeux ou particulaires le jour et la veille. L’excès de risque de décès est de 2,2% pour une augmentation de 10µg/m3 des niveaux de PM2,5 et de PM2,5-10, ainsi que de 0,9% pour l’ozone. Il est plus marqué chez les personnes de plus de 65 ans et pour la mortalité cardiovasculaire et cardiaque.
Ces résultats sont cohérents avec ceux obtenus dans les études internationales. Il s’agit des premiers résultats français qui quantifient le lien entre la pollution par les particules fines et grossières, et le risque de mortalité. Cette étude confirme donc que pour les niveaux de pollution atmosphérique couramment rencontrés en milieu urbain, la qualité de l’air présente une menace pour la santé des populations.
1 : Télécharger le rapport "Programme de surveillance air et santé. Analyse des liens à court terme entre pollution atmosphérique urbaine et mortalité dans neuf villes françaises."
Source : InVS
La Commission consulte sur les nanotechnologies - Mise en ligne le 19/06/08
Les nanotechnologies vont être soumises à une consultation européenne qui vise à mieux connaître leurs possibilités ainsi que leurs risques pour l’environnement et la santé. La Commission rappelle dans un communiqué du 17 juin qu’elles sont couvertes «en principe» par la législation européenne déjà en vigueur (règlement Reach, textes sur les médicaments, les produits alimentaires et cosmétiques, etc.). Mais elle estime nécessaire d’améliorer le savoir dans ce domaine, notamment les dispositifs de suivi systématique et les données sur les effets toxiques et écotoxiques ainsi que les méthodes d’essai produisant ces données.
Source : Article du JdLe rédigé par Claire Avignon
Publication de la directive sur l’air - Mise en ligne le 16/06/08
La directive concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe (Directive 2008/50/CE du 21 mai 2008) a été publiée dans le Journal officiel de l’Union européenne du 11 juin. La question des particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres (µm) avait fait l’objet de vifs débats. Alors que les chercheurs européens estiment que la santé publique ne peut être protégée qu’avec une norme de 15 microgrammes par mètre cube (µg/m3), voire 10 µg/m3, le Parlement et le Conseil ont finalement retenu une valeur de 20 µg/m3 à respecter d’ici 2015 en zone urbaine, et de 25 µg/m3 à respecter sur l’ensemble des territoires des Etats membres d’ici 2015.
Par ailleurs, les Etats membres ont la possibilité de reporter de trois ans le respect des valeurs limites imposées pour les PM10 (particules de diamètre inférieur à 10 µm), et de 5 ans celles du dioxyde d’azote (NO2) et du benzène.
Télécharger le texte de loi.
Source : Article du JdLe rédigé par Agnès Ginestet
Nanotubes de carbone: les chercheurs restent prudents - Mise en ligne le 10/06/08
Des toxicologues commencent à étudier les effets sur la santé des nanotubes de carbone. Les résultats montrent qu’ils ne sont pas inoffensifs, mais leur caractère cancérogène n’est pas démontré.
Une équipe de l’Institut de médecine du travail d’Edinbourg vient de publier un article dans la revue Nature Nanotechnology selon lequel l’exposition de souris à des nanotubes de carbone (NTC) conduit à une réaction cellulaire qui, à long terme, peut entraîner l’apparition d’un mésothéliome. Ils confirment de précédents travaux de chercheurs japonais parus dans The Journal of toxicological sciences en février.[...] Pour le chercheur, «les effets sanitaires des NTC sont un domaine nouveau, et ils dépendent beaucoup de leurs caractéristiques physiques comme leur longueur, la présence d’impuretés, de défauts. Il est donc difficile de parler de ces produits d’une manière générale». Ainsi, l’article paru dans Nature Nanotechnology conclut à un risque accru de réaction inflammatoire qui augmente avec la longueur des NTC «multi-parois» testés, et qui est comparée à la réaction provoquée par des fibres d’amiante. De son côté, l’équipe de Dominique Lison de l’université catholique de Louvain a exclusivement étudié des «NTC multi-parois synthétisés par décomposition d’hydrocarbures sur des catalyseurs (cobalt, fer) supportés sur une couche d’alumine». Elle a observé des «activité inflammatoires et génotoxiques en grande partie expliquées par la présence de défauts dans la structure des NTC», mais pas d’«activité cancérogène franche», «contrairement aux fibres d’amiante».
Source : Article du JdLe rédigé par Claire Avignon
Des indices pour qualifier la qualité d’air des lieux clos - Mise en ligne le 10/06/08
Les indices de qualité d’air intérieur sont utiles s’ils répondent à une demande précise de ses utilisateurs et s’ils sont facilement utilisables, compréhensibles et évolutifs. Les indices peuvent en effet être pluriels en fonction des lieux de vie et des utilisateurs. C’est pourquoi après avoir réalisé une analyse critique des indices existants en France et à l’étranger, l’OQAI (Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur) a mené une étude selon une approche en psychologie sociale et environnementale afin de connaître les attentes et les besoins des utilisateurs potentiels d’un indice de qualité d’air intérieur que sont les gestionnaires de bâtiments (tertiaire, scolaires, logements), les Pouvoirs publics et les habitants.
Télécharger le rapport "Développement d'indices de qualité d'air intérieur".
Source : Article du CSTB
Télécharger l'article de D. Marchand, S. Kirchner et F. Belair, paru dans le numéro 73 d'Air Pur "Pollutions de l'air : Des perceptions aux bonnes pratiques" : Etude des enjeux liés à la mise en oeuvre d'un indice de la qualité de l'air intérieur auprès d'acteurs du bâtiment - 251 Ko
Voitures «propres»: une hausse des ventes à nuancer - Mise en ligne le 20/05/08
Près de 50 % –soit un million– des voitures vendues en France en 2007 émettent moins de 140 grammes de CO2 par kilomètre (gCO2/km), selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Les véhicules émettant entre 121 et 140 gCO2/km représentent plus de 30 % des ventes, tendance accélérée au cours du premier mois de mise en œuvre du bonus/malus sur les automobiles.
La moyenne des émissions des véhicules vendus s’élève à 149 gCO2/km, ce qui permet à la France de figurer au 3e rang des pays européens les plus «exemplaires» en la matière, après le Portugal (143 gCO2/km) et l’Italie (147).
Mais ces résultats sont à nuancer. Les 4x4 ont regagné du terrain, représentant 6,7 % du marché en 2007 contre 5,5 % en 2006. La moyenne des émissions de ces véhicules reste la plus élevée du marché, rappelle l’Ademe, avec 210 gCO2/km en 2007.
88 % des véhicules vendus peuvent rouler à plus de 160 km/h, soit 2 % de plus qu’en 2006.
Enfin, l’objectif volontaire 2008 de 140 gCO2/km pris par les constructeurs automobiles européens (2009 pour les constructeurs japonais et coréens) auprès de la Commission n’a pas été atteint. La moyenne européenne des émissions des voitures vendues est toujours de 160 gCO2/km. Une stratégie communautaire est actuellement en discussion entre le Parlement et le Conseil. Elle devrait inscrire un objectif obligatoire de 130gCO2/km entre 2012 et 2015 pour les véhicules neufs vendus dans l'Union.
Source : Article du JdLe rédigé par par Victor Roux-Goeken
Atchoum !!! Le réchauffement de la planète intensifie la période des allergies et pollue l'air
- Mise en ligne le 20/05/08
Attention à tous ceux qui souffrent d’allergies : le changement climatique est mauvais pour votre santé. De récentes études scientifiques ont montré que l’augmentation des températures et qu’un niveau de dioxyde de carbone plus élevé dans l’atmosphère rallongent la période des allergies. Dans le même temps, d’autres études ont montré que l’augmentation des températures combinée à la pollution émise par les véhicules peut engendrer plus d’ozone au niveau du sol – un polluant qui cause des problèmes respiratoires - notamment dans les zones urbaines qui souffrent déjà d'une mauvaise qualité de l’air. Pour en savoir plus...
Des pesticides dans l'air des foyers franciliens - Mise en ligne le 19/05/08
Selon une étude de l'Institut National de l'Environnement industriel et des Risques (Ineris) menée en collaboration avec la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de l'Université Paris V, 94% des foyers en Ile-de-France contiendraient au moins un pesticide dans leur air ambiant, dont certains sont interdits. L'étude Expope a porté sur 130 enfants âgés de [...] Lire l'actu
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Premières observations satellites des émissions de CO2 - Mise en ligne le 30/04/08
Le capteur SCIAMACHY (Scanning Imaging Absorption Spectrometer for Atmospheric Chartography) monté à bord du satellite européen environnemental Envisat de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) a observé pour la première fois les émissions anthropiques régionales de dioxyde de carbone.
Cet instrument dresse la carte de l'atmosphère à travers une très large plage de longueurs d'ondes qui permet la détection de différents gaz, de nuages et de particules dans l'atmosphère. Il mesure le rayonnement solaire, transmis, réfléchi et diffusé par l'atmosphère ou la surface terrestre dans des plages de longueur d'onde variées allant de l'ultraviolet au proche infrarouge en passant par le visible. Avec une fauchée de 960 km, il balaye la totalité de la planète tous les six jours.
Pour en savoir plus...
Le mélange de l'air marin et de la pollution urbaine : un cocktail insalubre - Mise en ligne le 30/04/08
Dans un article publié dans Nature Géosience, une équipe de chercheurs, dont Hans Osthoff, professeur de chimie à l'université de Calgary, montre que la pollution industrielle ainsi que la pollution issue du transport maritime est exacerbée lorsqu'elle se combine avec les effets du soleil et de l'air marin chargé de sel. Cette étude a révélé des niveaux inattendus de certains polluants atmosphériques (en particulier l'ozone) dans des régions où la pollution urbaine et maritime rencontre l'air océanique.
Les auteurs mettent en avant l'hypothèse que les sels halogènes tels le chlorure ou le bromure, que l'on pensait jusqu'à présent relativement inertes, jouent peut être un rôle beaucoup plus important dans les transformations chimiques au sein des couches basses de l'atmosphère. Leurs conclusions montrent que jusqu'à 30% de l'ozone présent dans des villes portuaires pourrait être du au mélange de la pollution urbaine avec les sels présents dans l'air marin et que l'impact planétaire de la pollution issue des gaz d'échappement des navires pourrait être beaucoup plus important que ce qu'il est actuellement estimé.
Rédacteur :Danielle Ziébelin
Source de l'article : BE Canada numéro 334 (11/01/2008) - Ambassade de France au Canada / ADIT
Purification de l'air dans les voitures - Mise en ligne le 30/04/08
Des chimistes de l'Université de Iéna ont développé un système de conditionnement d'air pour les véhicules. L'odeur du "neuf" dans les voitures pourrait mettre en danger la santé des passagers : elle serait le résultat de combinaisons des gaz s'échappant des matériaux de l'intérieur de la voiture. C'est pourquoi d'après le Prof. Günter Kreisel de l'Institut de chimie technique et environnementale (ITUC) de l'Université Friedrich-Schiller à Iéna, il serait nécessaire de débarrasser l'air de l'habitacle efficacement de ses potentiels polluants; une tâche qui s'avère plus difficile qu'on n'imagine car même les matériaux traités dégazeraient encore des années après traitement.
En commun avec l'entreprise Helsa-Automotive GmbH, le Prof. Kreisel et son équipe ont développé un modèle de système de conditionnement de l'air permettant la dégradation en continu des gaz nocifs présents. Ce système est composé d'un mini-réacteur doté de diodes électroluminescentes (LED) performantes et d'un "array" (tableau/circuit) qu'ils ont développé en partenariat avec l'entreprise Innotas Eletronik GmbH. Les chimistes ont eu par ailleurs recours à un catalyseur : un grillage en aluminium avec un revêtement d'oxyde de titane (appliqué via un procédé SOLECTRO développé par l'Université de Iéna)."Les LEDs que nous avons utilisées émettent dans le domaine des ultraviolet A (400-315 nm), ce qui favorise la formation de radicaux libres sur le catalyseur", explique Andreas Kirsch. "Les radicaux libres obtenus sont hautement réactifs et réagissent avec les éléments polluants qu'ils décomposent par la même occasion".
Le groupe de travail de l'ITUC a testé l'efficacité du système sur différents gaz-test, entre autres le toluène et l'acétaldéhyde. Les tests avec l'acétaldéhyde ont montré qu'un rayonnement par LED de plus de deux heures permettait d'abaisser le taux d'acétaldéhyde d'environ 50%. Pour le toluène, environ un tiers s'est décomposé. "Nous avons pu ainsi montrer que le principe de notre système est adapté pour décomposer les éléments polluants", explique le Prof Kirsch. L'essentiel serait à présent d'optimiser le système, les travaux étant encore au stade de projet. La Fondation allemande pour l'Environnement (DBU) soutient ce projet à hauteur de 200.000 euros.
Rédacteur : Nadia Heshmat
Source de l'article : BE Allemagne numéro 383 (30/04/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT
Publication du rapport de l'AFSSET : Impacts sanitaires du bruit généré par les éoliennes - Mise en ligne le 03/04/08
L’Afsset vient de publier son rapport « Impacts sanitaires du bruit généré par les éoliennes ». Ce travail, qui répond à une saisine des ministères en charge de la Santé et de l’environnement de juin 2006, recommande de ne pas définir une distance d’installation unique entre les parcs éoliens et les habitations, mais plutôt de modéliser au cas par cas l’impact acoustique du projet.
L’état des lieux national et mondial de la filière éolienne réalisé par l’Afsset montre que la France dispose d’une des réglementations les plus protectrices pour les riverains (décret 2006-1099 du 31 août 2006 relatif à la lutte contre les bruits de voisinage).
Dans le cadre de l’expertise conduite par l’Afsset, il apparaît que les émissions sonores des éoliennes ne génèrent pas de conséquences sanitaires directes sur l’appareil auditif. Aucune donnée sanitaire disponible ne permet d’observer des effets liés à l’exposition aux basses fréquences et aux infrasons générés par ces machines. A l'intérieur des habitations, fenêtres fermées, on ne recense pas de nuisances - ou leurs conséquences sont peu probables au vu du niveau des bruits perçus.
En ce qui concerne l'exposition extérieure, les émissions sonores des éoliennes peuvent être à l'origine d'une gêne, mais on remarque que la perception d’un inconfort est souvent liée à une perception négative des éoliennes dans le paysage.
Pour en savoir plus, télécharger l'avis et le rapport de l'AFSSET (5,81 Mo)
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