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Air Pur n°70 - Monoxyde de carbone




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Chroniques radio des campagnes
régionales de prévention hiver 2005 - 2007

Chauffage d'appoint au pétrole : soyez vigilant !



Intoxications au monoxyde de carbone


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L'air intérieur

Avec 80 % de notre temps passé dans les logements, la pollution intérieure ne doit pas être négligée. Les pollutions de l’air intérieur des locaux sont généralement moins connues du public que la pollution atmosphérique urbaine extérieure.

Les causes de pollution intérieure peuvent être intrinsèques à la nature même des locaux (localisation proche de sources extérieures, type de matériau, …) ou liées au comportement des occupants (tabagisme, ..). Les aérocontaminants sont de nature biologique, chimique ou physique et sont très divers et variables dans le temps et dans l’espace.

Les principaux polluants

Les polluants des locaux appartiennent à diverses catégories :

  • des gaz et vapeurs de combustion : monoxyde (CO) et dioxyde de carbone (CO2), monoxyde (NO) et dioxyde d’azote (NO2), dioxyde de soufre (SO2),hydrocarbures (HC), etc.
  • la fumée de tabac
  • des Composés Organiques Volatils (COV)
  • le radon
  • des allergènes biologiques provenant d’animaux, de la poussière de maison, de végétaux, de moisissures, …
  • des microorganismes
  • des fibres (amiantes et autres) provenant de matériaux
  • des particules fines « respirables » issues des combustions ou de revêtements [APPA, 1998].

Figure 1. Qualité de l’air à l’intérieur des logements
(Source APPA, d’après un schéma de J. Touvet)

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Les sources

Les sources d’aérocontaminants à l’intérieur du logement sont nombreuses et variées. Elles peuvent être intérieures ou extérieures et varient selon la température, l’hygrométrie, la vitesse du vent et le taux de renouvellement d’air. Les principales sources intérieures sont les systèmes de chauffage, activité de cuisine, nettoyage, bricolage, tabagisme, matériaux [APPA, 1998].

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L’importance de la ventilation et de l’aération

Les campagnes d’incitation aux économies d’énergie ont conduit à des réductions du taux de ventilation dans l’habitat mais aussi à une profonde ignorance de la nécessité d’une bonne aération. Cette baisse de ventilation s’est faite au profit d’une isolation thermique parfois poussée à l’extrême. La qualité de l’air intérieur s’est profondément dégradée avec l’utilisation croissante de matériaux synthétiques, de produits chimiques et par un confinement excessif des bâtiments. Ventilation et isolation, qui sont à priori contradictoires, doivent pourtant être conciliées.

Une ventilation insuffisante est l’une des causes de mauvaise qualité de l’air intérieur, car elle induit l’augmentation de la concentration en polluants.

Une mauvaise ventilation peut par exemple causer :

  • une augmentation du dioxyde de carbone,
  • une persistance de la fumée de tabac,
  • une mauvaise élimination des fumées de cuisine et des gaz de combustion,
  • une prolongation de l’exposition à tout polluant présent (COV par ex.),
  • une augmentation des odeurs, …

Depuis 1937, les réglementations sanitaires prévoient des orifices d’aération dans les pièces humides. Malheureusement, ces orifices sont souvent obstrués par les habitants. En 1982 ont été mises sur le marché les VMC (Ventilations Mécaniques Contrôlées) simple puis double flux, qui permettent de rejeter l’air vicié à l’extérieur. Ce système de ventilation doit pour être efficace être entretenu régulièrement [Déoux, 2002 ;Oikos, 2002].

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Le monoxyde de carbone (CO)

Présentation, nature

Le CO est un gaz toxique qui provient d’une combustion incomplète. Il est difficilement décelable car c’est un gaz incolore, inodore et sans saveur. Avec sa densité de 0,97 (diffusion rapide dans l’atmosphère), il forme avec l’air un mélange très toxique.

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Formation

Le CO est formé le plus souvent lors de la combustion incomplète de toutes les variétés de carbone et de produits riches en carbone [Viala, 1998]. Cette situation s’observe quand :

  • La quantité d’oxygène est insuffisante (pièce calfeutrée, aération insuffisante, entrée d’air bouchée)
  • L’appareil de chauffage ou cuisson présente un dysfonctionnement
  • L’évacuation d’air est insuffisante (conduit mal raccordé, cheminée bouchée, …)

La production de CO peut se rencontrer lorsqu’il y a conjugaison des situations citées ci-dessus.

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Sources

Dans le logement (air intérieur), plusieurs sources de CO peuvent être citées :

  • les systèmes de chauffage,
  • les appareils de cuisson (ex : cuisinière à gaz);
  • le tabagisme : chaque cigarette fumée émet environ 50 mg de CO,
  • les incendies,
  • une voiture qui tourne dans un garage,
  • l’air extérieur, notamment lorsqu’il provient d’une zone à forte densité automobile.

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Effets sur la santé humaine

Le CO, dangereux car non décelable, a un effet toxique même à des concentrations en volume très faibles, en exposition prolongée. Le CO est principalement un poison sanguin, il se fixe sur l’hémoglobine pour former une molécule stable, la carboxyhémoglobine (COHb). L’hémoglobine (Hb) s’associe préférentiellement avec le CO (affinité 230 fois plus grande) plutôt qu’avec l’oxygène, et cette fixation est irréversible.

Hb + CO --> COHb

De plus, le CO déplace l’oxygène de sa combinaison avec l’hémoglobine (appelé oxyhémoglobine, HbO2) et entraîne donc de l’anoxémie (baisse de l’oxygène sanguin), puis une asphyxie qui peut être mortelle.

Mais cette dernière réaction est réversible. En effet l’oxygène (O2) peut agir sur la HbCO pour déplacer le CO de sa combinaison et reformer de la HbO2. C’est pourquoi le traitement de l’intoxication oxycarbonée comporte en premier lieu une oxygénothérapie (emploi thérapeutique de l’oxygène par inhalation) [Viala, 1998].


Figure 2 : Symptômes de l’intoxication au CO en fonction de l’exposition et de la concentration en HBCO

Les premiers symptômes de l’intoxication sont les seuls signaux d’alarme. Ceux-ci sont des maux de tête, une vision floue, des malaises légers, des palpitations, souvent imputés à tort à d’autres états pathologiques (indigestion). Si les concentrations de CO sont élevées, l’intoxication se traduit par des nausées, des vomissements, des vertiges ou, plus grave, un évanouissement puis la mort (Figure 2).

La gravité de l’intoxication dépend de la quantité de CO fixé par l’hémoglobine. Elle est donc liée à plusieurs facteurs : non seulement à la concentration de CO dans l’air, mais également à la durée d’exposition et au volume respiré.

Figure 3 : Symptômes et effets sur la santé du CO : intoxications aiguë et chronique (d’après un schéma issu d'une plaquette de la DDASS 59)

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Les recommandations pour le CO

Le tableau ci-dessous reprend les recommandations préconisées par divers organismes et concerne principalement les intoxications chroniques (cf. figure 3) : intoxications à des doses faibles de CO répétée dans le temps.

ORGANISME CONCENTRATION EN CO DUREE
Organisation Mondiale de la santé (OMS)
Air Quality Guideline 1987
 10 ppm  [1] 8 heures
25 ppm 1 heure
50 ppm 30 minutes
90 ppm 15 minutes

Tableau 1 : Concentrations de CO recommandées dans l’air intérieur.

Le port d’un appareil respiratoire autonome est obligatoire pour les services de secours à partir de 30 ppm de CO.

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Les intoxications au CO

CHAUFFAGE : ATTENTION aux INTOXICATIONS au monoxyde de carbone,
8 questions pour en savoir plus


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Votre famille est-elle en sécurité dans votre habitation ?

Cela fait-il plus d'un an que vous n'avez pas fait entretenir votre chauffage par un professionel qualifié ?
Vous arrive-t-il de boucher vos grilles de ventilation ?
Vos conduits d'évacuation n'ont pas été ramonés cette année.

Ne bouchez jamais vos grilles d'aération
Source : Ministère de l'intérieur

Faites ramoner chaque année vos conduits d'évacuation des gaz brûlés
Source : Ministère de l'intérieur

Vous arrive-t-il de bricoler vous même votre cuisinière, votre chauffe-eau ou encore votre chaudière ?
Faites-vous fonctionner votre chauffage au charbon quand le temps s'adoucit ?
Votre conduit de cheminée est-il en mauvais état ?

Possédez-vous un chauffage d'appoint (type poêle à pétrole) que vous utilisez plus de 5 heures par jours ?
Laissez-vous fonctionner le moteur de votre voiture ou de votre deux roues dans une garage fermé ?

Ne bricolez pas vos apparels, faites-les entretenir chaque année par un professionel qualifié
Source : Ministère de l'intérieur

Si vous avez répondu OUI à une ou plusieurs de ces questions, attention vous êtes peut être dans une "situation à risque", consultez notre rubrique "les bons reflexes" pour éviter l'intoxication cet hiver.

Vous souhaitez connaitre la situation exacte de votre logement en quelques minutes ?
Répondez aux questions (anonyme) du diagnotic CO du Centre Antipoison afin d'évaluer si votre habitation présente un risque de dégagement au monoxyde de carbone.

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Pourquoi s'intoxique-t-on au monoxyde de carbone ?

Le monoxyde de carbone ou CO est un gaz INCOLORE, INODORE mais MORTEL. Il se dégage suite à un mauvaise combustion, quel que soit le combustible utilisé.

Tous les types d'appareils de chauffage peuvent être concernés suite à un dérèglement, un mauvais entretien ou une mauvaise installation : chaudière, poêle, chauffe-eau, chauffage d'appoint mobile, insert, ...

Le monoxyde de carbone se fixe sur l'hémoglobine à la place de l'oxygène, qui ne peut donc plus être transporté dans le sang, provoquant une asphyxie.

Figure 4 : Sources potentielles des intoxications au CO dans le logement. (Source : ASTEE)

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Quels sont les premiers signes d'intoxication ?

Le fait de respirer ce gaz entraîne des maux de tête, vertiges, nausées, vomissements, grandes fatigues, perte de conscience, paralysie.

Si vous ressentez l'un de ces symptômes, pensez au monoxyde de carbone.

Au moindre doute, arrêtez vos appareils, ouvrez vos fenêtres et consultez votre médecin

Témoignage d'une intoxiquée :
" Mon fils ne se sentait pas bien. J'ai ressentis des maux de tête très violents, après la douche je suis montée pour me sécher les cheveux et j'ai eu des violents vertiges. "

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Qu'est ce qu'on risque ?

Tout dépend de la dose inhalée, du temps passé et de vous ... : les personnes âgées, les femmes enceintes, les malades et les enfants sont plus sensibles au monoxyde de carbone.

L'intoxication au monoxyde de carbone peut avoir des conséquences à court et long terme :

  • A court terme : une perte de connaissance, un coma ou un décès peuvent survenir d'emblée

  • L’intoxication au CO peut laisser des séquelles permanentes, de type neurologique et cardiaque :
    même s'il n'y a pas de séquelles dans l'immédiat, l'intoxication au CO peut donner des problèmes nerveux après un laps de temps sans symptômes allant jusqu'à plusieurs semaines. La victime présente alors de l'irritabilité, des troubles de la mémoire, des mouvements anormaux ,… Ces troubles sont souvent, mais pas toujours, réversibles.

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Quels sont les gestes qui peuvent nous sauver la vie ?

  • Entretien et vérification, par un professionnel, au moins fois par an, de toute l'installation de chauffage et de production d'eau chaude.

  • Le conduit de fumée doit également faire l'objet d'un ramonage mécanique, au moins une fois par an, pour le nettoyer mais aussi pour vérifier qu'il est en bon état et qu'il n'est pas bouché.
    L'usage de produits chimiques ne pourra venir qu'en complément du ramonage mécanique annuel.

  • Ne bouchez jamais vos aérations. Tous les appareils à combustion ont besoin d'air pour bien fonctionner

N'allumez votre poêle à charbon que quand il fait froid
Source : Ministère de l'intérieur

Entretien et vérification par un professionnel, au moins fois par an
Source : Ministère de l'intérieur

  • Les chauffages d'appoint (poêles à pétrole par exemple) doivent être utilisés dans une pièce bien ventilée et ne doivent jamais focntionner en continu (2 heures en continu au maximum).

  • Allumez votre poêle à charbon seulement quand il fait froid : en cas de redoux, il peut y avoir refoulement des gaz brûlés dans votre logement.

  • Ne laissez jamais un moteur à explosion tourner dans un lieu mal ventilé (exemple de la voiture dans le garage, groupe électrogène ...)

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Que faire en cas d'accident ?

  • Arrêter tous les appareils à combustion
  • Aérer immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres
  • Faire évacuer les occupants hors de l'atmosphère polluée
  • Appeler les secours (Pompier : 18; SAMU : 15)
  • Ne réintégrer les locaux qu'après le passage d'un professionel qualifié qui recherchera la cause de l'intoxication et proposera les travaux à effectuer

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Qui contacter en cas de doute ?

  • Vous pensez être victime d'une intoxication ? contactez le Centre Antipoison - CAP : 0 825 812 822

  • Vous vous posez des questions sur votre installation de chauffage ? : Contactez la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) de votre département ou le SCHS (Service Communal d'Hygiène et de Santé) de votre ville :

Service Santé Environnement
DDASS du Nord (59)
Cité administrative - BP 2008
175 rue gustave Delory - 59011 LILLE
Téléphone : 03 20 18 34 99

SCHS de Cambrai
Hôtel de Ville - BP 409 - 59 407 Cambrai
Téléphone : 03.27.73.21.00

SCHS de Croix
Hôtel de Ville - 187 rue Jean Jaurès - 59 962 Croix
Téléphone : 03.20.28.52.52

SCHS de Douai
Hôtel de Ville - BP 836 - 59 508 Douai
Téléphone : 03.27.93.58.00

SCHS de Denain
Hôtel de Ville - BP 213 - 59 220 Denain
Téléphone : 03.27.23.59.59

SCHS de Dunkerque
Hôtel de Ville - Place C. Valentin - BP 6537 - 59 385 Dunkerque
Téléphone : 03.28.26.26.26

SCHS de Lille
Hôtel de Ville - Place Roger Salengro - BP 667 - 59 033 Lille
Téléphone : 03.20.49.50.00

Service Santé Environnement
DDASS du Pas-de-Calais (62)
Résidence Saint Pol - 14, voie Bossuet - 62016 ARRAS
Téléphone : 03 21 60 31 73

SCHS de Roubaix
Hôtel de Ville - BP 737 - 59 066 Roubaix
Téléphone : 03.20.66.46.00

SCHS de Tourcoing
Hôtel de Ville - 30, avenue Millets - 59 208 Tourcoing
Téléphone : 03.20.68.92.69

SCHS de Valenciennes
Hôtel de Ville - Place d'Armes - BP 339 - 59 304 Valenciennes
Téléphone : 03.27.22.59.00

SCHS de Boulogne sur Mer
Hôtel de Ville - Place Godefroy de Bouillon - 62 200 Boulogne sur Mer
Téléphone : 03.21.31.80.81

SCHS de Calais
Hôtel de Ville - BP 329 - 62 107 Calais
Téléphone : 03.21.46.66.11

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Devoirs des propriétaires et locataires : qui fait quoi en matière d'entretien des installations ?

LOCATAIREPROPRIETAIRE

Le locataire doit prendre à sa charge :

  • Les travaux d’entretien courant
    • Entretien des appareils à combustion.
    • Ramonage des conduits de fumée.
    • Nettoyage des bouches et conduits d’aération.
  • Les menues réparations : Bilames, sondes de sécurité, pistons, membranes, joints (sauf si elles sont occasionnées par vétusté, malfaçon, vice de construction, cas fortuit ou force majeur) sont à changer régulièrement.

Tout ce qui n'est pas à la charge du locataire est à la charge du propriétaire

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En savoir plus ...


Source : plaquette "On ne manque pas d'air, pour vivre en sécurité mon habitation doit respirer". Conception et réalisation : Ministère de l'Intérieur, direction de la Sécurité civil. graphisme : Bruno Lemaistre (DSC). Illustrations : Philippe Convain.


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Les intoxications par le CO dans la Région

L’intoxication par le CO est particulièrement grave, responsable de la première cause de mortalité accidentelle par intoxication en France, de séquelles à long terme et d’un coût socio-économique élevé. La région Nord – Pas de Calais a la particularité d’avoir pour des raisons historiques (exploitation du charbon), socio-économiques et climatiques, une fréquence élevée d’intoxications par le CO et d’épidémies d’intoxications, comme en 1988 et 1993, 2006 et 2007.

Figure 5 : Cartographie des intoxications au CO dans le Nord-Pas de Calais – 2002 [CAP, 2002]

De plus, un système de surveillance performant permet de répertorier précisément ces intoxications, ce qui n’est par forcément le cas dans toutes les régions françaises [CAP, 2000].

En 2002, le Centre Antipoison de Lille a recensé, en Région Nord Pas de Calais, 1 825 personnes intoxiqués au CO, dont 1 818 hospitalisations et 274 personnes ayant dû subir un oxygénothérapie dans un caisson hyperbare. Sur ces 1 825 intoxiqués, 22 personnes sont décédées et 97 garderont des séquelles.

Données 2006

Figure 6 : Localisation des cas d'intoxication survenus dans l'habitat dans le département du Nord en 2006

Figure 7 : Localisation des cas d'intoxication survenus dans l'habitat dans le département du Pas de Calais en 2006

Données 2007

Figure 7 : Localisation des cas d'intoxication survenus dans l'habitat dans le département du Pas de Calais en 2007

Les données pour le département du Nord seront bientôt disponibles.

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Lieux et circonstances de l’intoxication

La majeure partie des intoxications a lieu au domicile (90 %) et a pour cause une pollution de l’environnement (80 %). De plus, il est à noter que la tentative de suicide n’est plus une cause prédominante d’intoxication au CO (34 % des intoxications en 1968 contre 1 % en 1997 [CAP, 2000]).

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Caractéristiques de ces intoxications

La répartition mensuelle montre la classique prédominance automnale et hivernale : il y a augmentation progressive des cas enregistrés d’octobre à février(chauffage en marche) [CAP, 2000].

En ce qui concerne les sources, la figure 6 montre que, hors incendie, le charbon et le gaz sont les causes majoritaires.

Le gaz (en augmentation par rapport au charbon de moins en mois utilisé) est présent à la fois pour le chauffage et les chauffe-eau : ils posent donc le problème de la ventilation des pièces et l’évacuation des gaz brûlés. De plus, le chauffage à pétrole est en pleine expansion et voit donc son nombre d’intoxications augmenter (8 cas en 1994 contre 54 en 2002).

Figure 6 : Sources d’intoxication au CO dans la Région NPDC en 2002 [CAP, 2002]

Les causes des récidives d’intoxication au CO sont déterminées par le Service Santé Environnement (SSE) des DDASS lors de leur visite au domicile des personnes intoxiquées. Les récidives ont pour origine une réparation ou un entretien mal ou non effectué, un diagnostic médical non posé, ou bien une inspection technique non effectuée.

En conclusion, on note que les causes d’intoxications oxycarbonées sont majoritairement accidentelles (99 %). Il est donc primordial d’améliorer l’information des distributeurs, encore insuffisante. On remarque également la nécessitd’éduquer le grand public sur ces dangers. En plus du nombre important d’intoxications collectives (familles entières touchéesà cause d’un chauffage défectueux), il ne faut pas oublier que ce sont des intoxications aux conséquences graves et aux effets à long terme [CAP, 2000].

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L’information sur les intoxication au CO

De nombreuses brochures d’information et de sensibilisation ont été réalisées ces dernières années pour faire prendre conscience à la population des risques liés à l’entretien et l’utilisation de leur chauffage. Les principaux organismes réalisant des campagnes d’information et des brochures de sensibilisation sont : les Services de l’Etat (Ministères, DRASS et DDASS), les CAP (Centre AntiPoison), les mairies, les Centres d’Information sur l’Habitat, Gaz de France,…

Un autre point à ne pas négliger concerne l’information lors de l’achat, essentiel à la sensibilisation du public aux risques d’intoxication : ce type d’action est malheureusement très limité.

L'APPA, grâce au soutien du PRASE réalise en ce moment un étude visant à recenser toutes les actions de communication sur le CO depuis 10 ans ayant eu une impact sur la population du Nord Pas de Calais (cf. rubrique Etudes).

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BIBLIOGRAPHIE

  • APPA, 1998La pollution de l’air, sources, effets et prévention.
  • Centre Antipoison (CAP) de Lille, 2002, http://www.minicap.net
  • CAP de Lille, 2000 Les intoxications par le monoxyde de carbone dans la région Nord-Pas de Calais, étude descriptive des cas survenus en 1997 et enregistrés au Centre Antipoison de Lille.
  • DEOUX S. et P, 2002, Le guide de l’habitat sain, Medieco éditions, 407 p
  • OÏKOS, 2002, Les clés de la maison écologique, éditions terre vivante, 157 p
  • PRASE, Programme Régional Action Santé Environnement, 2001, Conférence Régionale de Santé Bord – Pas de Calais 2001. DRASS Nord – Pas de Calais
  • VIALA A., 1998, Eléments de toxicologie. Edition Tec & Doc Lavoisier et édition médicales internationales.

[1] ppm = partie par million. 1ppm de CO = une molécule de CO dans un million de molécule d’air

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