Abonnez vous à notre Newsletter L'APPA est membre du portail santé APPA NPC
  Etudes    Mesure des pollens Nous contacter

Surveillance aérobiologique des pollens
dans la région Nord - Pas de Calais

Retour  Retour à la liste des études

Mise en ligne : Mai 2005
Mis à jour : août 2008

Téléchargez ce dossier en pdf

Depuis 2005, l'APPA a intégré le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) et réalise les lectures de pollens du capteur du CHR de Lille, représentatives de la région Nord-Pas de Calais.

L'APPA communique les résultats des observations en éditant chaque semaine un Bulletin Allergo Pollinique pour informer les personnes sensibles ainsi que les professionnels de santé, des risques allergiques potentiels des pollens présents dans l'atmosphère sur une période donnée.

Téléchargez la fiche résumé

Nouveau ! Ecoutez la chronique radio "pollens" en ligne !

Haut de page 

Les allergies aux pollens sont extrêmement fréquentes et en constante augmentation. On estime que 10 à 20% de la population est touchée. Le nombre croissant d'allergies (qui a doublé en 10 ans), constituant une réelle préoccupation de santé publique, a suscité une prise de conscience nationale et des mesures plus nombreuses.


LE POLLEN

Le pollen est l'élément reproducteur (20 à 60 µm en moyenne) produit par les organes mâles des plantes (anthères des étamines).

Au moment de sa dispersion, le grain de pollen contient 2 ou 3 cellules. La paroi du grain de pollen comprend plusieurs couches. La couche externe, l'exine, est composée d'une substance très résistante appelée sporopollenine qui permet de résister aux dégradations chimiques et biologiques, et d'être ainsi diffusé dans l'environnement sans être abîmé. Les ornements portés par le pollen rendent possible l'identification de la plante qui a produit le grain.

Pollen Romarin (Gérard Sulmont)
Source : http://perso.wanadoo.fr/pollens
et http://www.pollens.fr

Pollen Romarin

Haut de page 

LA POLLINISATION

Libéré des étamines, le pollen est transporté par le vent ou les insectes, et se dépose sur le pistil, organe femelle de la plante : c'est la pollinisation. Les germes de grains de pollen descendent dans l'ovaire et vont féconder les ovules qui donneront les graines.

Le transport des grains de pollen s'effectue grâce :

  • au vent pour les plantes anémophiles : ces fleurs sont généralement discrètes, ternes, sans odeur ni nectar, et unisexuées. Leur pollen est abondant dans l'atmosphère et souvent allergisant.

  • aux insectes chez les plantes entomophiles : ces fleurs sont souvent voyantes, parfumées, riches en nectar et hermaphrodites (porte à la fois les organes mâles et femelles sur la même fleur). Le pollen est peu abondant dans l'atmosphère et peu allergisant.

(Source : APPA NPC)

Haut de page 

LE RNSA

Réseau National de Surveillance Aérobiologique

Les travaux menés depuis 1985 par le Laboratoire d'Aérobiologie et l'Institut Pasteur à Paris ont abouti à la création du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) dont le siège se situe aujourd'hui dans les monts du Lyonnais.

Le RNSA créé en 1996, a pour objet l'étude du contenu de l'air en particules biologiques pouvant avoir une incidence sur le risque allergique pour la population, c'est à dire l'étude du contenu de l'air en pollens et en moisissures, ainsi que du recueil des données cliniques associées.

Haut de page 

LE RESEAU NATIONAL DE CAPTEURS POLLINIQUES

Afin de mener à bien sa mission, le RNSA a mis en place un réseau efficace de 74 sites de capture, répartis sur le territoire français.
C'est en superposant la carte de densité de population, la carte d'implantation des espèces végétales et la carte climatique que le RNSA a déterminé l'implantation des capteurs de pollens volumétriques.

(Source : RNSA)

carte des capteurs polliniques


Les capteurs volumétriques ont pour but de recueillir de façon continue les pollens en suspension dans l'air afin d'en effectuer le comptage. Pour cela le capteur génère l'aspiration d'un débit d'air régulier (10L/min) équivalent à la respiration humaine moyenne. Une fois aspirés, les pollens se déposent par impaction sur la périphérie d'un tambour qui effectue une rotation par semaine. Chaque semaine, à heure fixe, la bande est prélevée, découpée en 7 segments et analysée. Les segments journaliers sont montés sur une lame de microscope et colorés. Une reconnaissance et un comptage des pollens sont ensuite effectués au microscope optique.

montage du tambour

débimètre

montage des lames

(Source : APPA NPC)

Haut de page 

LES RELEVES POLLINIQUES DU CAPTEUR DE LILLE

Depuis près de 15 ans et en relation avec le Service Pneumologie, le capteur de pollens de Lille (type Lanzoni) est placé sur le toit de l'Hôpital Calmette, à 24 m du sol. La diffusion des pollens se déroulant du début du printemps (floraison des arbres dès le mois de février, mars) à la fin de l'automne (présence d'herbes sauvages jusqu'à octobre), le capteur est en fonction de mars à octobre.

capteur pollens
(Source : APPA NPC)

zoom capteur pollens
(Source : APPA NPC)

Ce capteur de fond est placé en zone urbaine et concerne 1 200 000 habitants sur Lille, sur un toit accessible avec une terrasse dégagée sur 360°, et un positionnement dominant légèrement les constructions environnantes. Pour une meilleure justesse des résultats, le capteur ne doit pas être à proximité d'un jardin public arboré.

A partir de 2005, l'APPA a intégré ce réseau d'étude et effectue les analyses des prélèvements de pollens du capteur du CHR de Lille, représentatives de la région Nord Pas de Calais.

Les analyses étant réalisées, les quantités de pollens des principaux taxons permettent de définir l'indice pollinique de la semaine, représentatif du risque allergique. Le recoupement des informations cliniques (en lien avec le réseau de médecins sentinelles), des mesures effectuées sur le terrain, les observations phénologiques, ainsi que les prévisions météorologiques permet d'établir des bulletins d'information et de proposer des mesures préventives et correctives pour diminuer l'incidence du risque allergique.

Les résultats sont centralisés pour chacun des sites auprès du RNSA qui réalise ensuite une synthèse sur toute la France. Toutes ces informations sont disponibles en permanence sur le site internet du RNSA : www.pollens.fr

Haut de page 

LES FACTEURS D'ALLERGENICITE

Pour provoquer une réaction allergique, il faut :

  • Que le pollen d'arbre ou d'herbacée soit émis en grande quantité pour provoquer des troubles sur un sujet allergique. C'est le cas des plantes anémophiles (graminées, ambroisies, cyprès, bouleau...). Les pollens de plantes entomophiles comme le mimosa, peuvent provoquer des réactions de voisinage.

  • Qu'il soit de petite taille. Les grains de pollen resteront d'autant plus longtemps dans l'atmosphère, et pourront parcourir de plus grandes distances qu'ils sont petits et légers. Ainsi, on trouvera les pollens allergisants aussi bien dans les villes qu'à la campagne.


(Source : RNSA)

  • Qu'il ait un fort pouvoir allergisant. Il faut qu'il puisse libérer ses particules protéiques responsables de la sensibilisation. Pour être allergisant, un grain de pollen doit disposer de substances (protéines ou glycoprotéines) reconnues comme immunologiquement néfastes pour un individu donné.

D'autres facteurs peuvent intervenir tels que la présence simultanée de plusieurs pollens allergisants, le terrain atopique (prédisposition génétique), l'existence de réactions croisées entre des pollens de la même famille (les graminées entre elles par exemple) ou avec certains aliments (50% à 70% des allergiques au pollen de bouleau, d'aulne ou de noisetier sont sensibilisés à la pomme, la pêche et/ou la noisette ; les allergiques aux ombellifères (céleri, carotte, persil, fenouil, aneth ...) sont fréquemment sensibilisés au pollen d'armoise), ou encore la pollution atmosphérique.

En effet, la pollution atmosphérique peut à la fois agir sur les pollens en modifiant leur structure biochimique extérieure et par là même leur allergénicité. Fragilisés, ils présentent un aspect différent et libèrent plus facilement des particules allergisantes. On sait également que les pollens sont un vecteur pour les particules allergisantes (particules diesel par exemple), car en fixant ces particules, les pollens leur permettent de pénétrer dans les poumons. De même, la pollution agit de plus en plus sur les voies respiratoires en les fragilisant, et en les rendant plus réceptives aux pollens.

Haut de page 

LES POLLINOSES

En arrivant sur les muqueuses respiratoires de l'homme, les grains de pollens vont provoquer des réactions allergiques, parfois violentes chez les sujets sensibles. Les pollinoses sont en général saisonnières et récidivent chaque année, à peu près à la même période.

La forme la plus courante de pollinose est le "rhume des foins" lié à la présence massive de pollens de graminées dans l'atmosphère. Cette affection se déclenche, de manière souvent brutale, à la période de floraison des graminées (printemps-été). Toutefois, il a été constaté la manifestation de pollinoses en hiver à l'occasion de la pollinisation des cupressacées, utilisées abondamment pour la composition des haies de clôture.


(Source : RNSA)

Les pollinoses se traduisent par une gêne respiratoire, des éternuements répétés, des larmoiements, des quintes de toux car, la plupart des pollens ont une taille qui les arrête au niveau des muqueuses nasales et des sinus. Les pollinoses peuvent se compliquer chez certains avec de l'urticaire, de l'eczéma ou des crises d'asthme. En effet, certains pollens sont de plus petite taille et parviennent à pénétrer plus profondément dans les poumons, entraînant alors un asthme chez le sujet allergique.

Toutes ces réactions sont améliorées par la pluie et aggravées par le vent. Elles sont plus importantes à l'extérieur qu'à l'intérieur.

Haut de page 

LES POLLENS LES PLUS ALLERGISANTS

Les pollens d'arbres les plus allergisants sont les :
  • bétulacées (bouleau, aulne, noisetier)
  • conifères avec surtout les cupressacées
  • platanes
  • oléacées (olivier, frêne, troène)
  • chênes
bouleau(source : RNSA)
Les pollens de graminées les plus allergisants sont :
  • La phléole
  • L'ivraie
  • Le dactyle
  • Le pâturin

graminé(source : RNSA)

Les pollens d'herbacées les plus allergisants sont :
  • Les plantains
  • L'armoise (dans le nord de la France)
  • L'ambroise (dans le sud-est)
  • Les chénopodesLes urticacées avec le pariétaire
plantain(source : RNSA)

Pour en savoir plus : www.pollens.fr

Téléchargez les calendriers des pollens allergisants (herbacées et arbres)
au format pdf d'un simple clic sur les images ci-dessus

Pour connaître et limiter le potentiel allergisant de vos plantations, consulter le Site d'information médicale sur la végétation en ville mis en place par le RNSA : www.vegetation-en-ville.org

Haut de page 

Conseils de prévention pour les personnes allergiques aux pollens

 Eviter au maximum le contact avec le pollen responsable de la rhinite allergique, en particulier les endroits où la concentration de pollens est élevée tels que les parcs, les jardins, les champs, les sites où l'herbe est haute


 Prendre son traitement (voire même l'anticiper une semaine avant le pic de pollinisation) ou consulter son médecin dès le début d'installation d'une rhinite allergique, ce qui permet de soulager efficacement les symptômes et de prévenir certains risques d'évolution plus sévères


 Limiter vos sorties en plein air quand le pollen responsable de votre allergie est très présent dans l'air, et notamment par temps sec, ensoleillé et par grand vent.

 Les activités d'extérieur pourront avoir lieu de préférence après la pluie. En effet, les averses plaquent les pollens au sol. Toutefois après un orage il est préférable d'attendre quelques heures avant de sortir car les particules allergisantes des pollens sont ainsi libérées


 Prendre une douche et se laver les cheveux après être sorti dans la nature afin d'éliminer au maximum les pollens qui se seraient fixés sur le corps, puis changer de vêtements

 Eviter d'aérer son domicile en milieu de matinée (≈ 7-9h) et en fin d'après-midi (≈ 15-19h) où la densité de pollens est la plus forte. Protéger le lieu de couchage


 En voiture, rouler les fenêtres fermées et, si possible, utiliser un système d'air recyclé. Changer régulièrement les filtres à pollens des climatisations

 Porter des lunettes de soleil pour réduire le contact direct avec l'œil


 Recourir à un purificateur d'air muni d'un filtre HEPA (High Efficiency Particulate Air) afin d'éliminer les grains de pollens et autres particules irritantes présentes dans l'environnement

 Ne pas sécher le linge à l'extérieur ou sortir avec les cheveux mouillés car le pollen s'y dépose


 Ne pas tondre la pelouse ou tailler les haies (avant la période de floraison), le pollen se disséminerait encore plus dans l'air

 Lors de la plantation d'une haie, le risque allergique peut être réduit en diversifiant les espèces plantées et en privilégiant des plantes à fleurs dont le pollen est transporté par les insectes


 Pendant vos vacances, préférer les régions maritimes où le risque allergique est le plus faible

 Ne vous frottez pas les yeux lorsque vous ressentez des démangeaisons, cela ne ferait qu'aggraver votre irritation mais effectuez des lavages avec du sérum physiologique dès les premiers symptômes. Eviter le port de lentilles


 Eviter le camping pendant la saison pollinique.

 Faites également attention au choix de la date de vos vacances. Par exemple, pour les personnes allergiques aux graminées, le pic pollinique se situe entre le 15 mai et le 15 juillet en plaine, mais seulement 1 mois plus tard en montagne

Haut de page 

LES "FICHES POLLENS"

En vous abonnant au bulletin allergo-pollinique, retrouvez chaque mois un zoom sur un pollen particulier, afin de vous informez sur son allergénicité mais aussi sur sa répartition dans la région Nord - Pas de Calais

Haut de page 

RESULTATS POLLINIQUES 2004

Bilan allergo-pollinique de la région Nord-Est 2004 :


Après un démarrage un peu brusque des pollens d'aulne, au cours de la 2ème quinzaine de février 2004, la saison est restée calme jusqu'à la pollinisation du bouleau, assez forte de fin mars à mi-avril, provoquant un risque allergique très élevé. Les autres pollens d'arbres n'ont pas provoqué de risque allergique élevé. Concernant les pollens de graminées, la saison a démarré dès la fin du mois d'avril jusque début août, au rythme des épisodes de beau temps durables, avec des pics de risque élevé du 15 mai au 15 juillet. L'incidence clinique de cette longue pollinisation a été très sensible sur la population allergique. Leur concentration a été suffisante pour provoquer de longs épisodes de symptomatologie ORL et pulmonaires.


Le calendrier pollinique 2004

Suite aux analyses de pollens, le calendrier pollinique de l'année 2004 a pu être établi. Cliquez ici pour le télécharger.

Haut de page 

RESULTATS POLLINIQUES 2005

Bilan allergo-pollinique de la région Nord-Est 2005 :


Les conditions climatiques hivernales qui ont duré jusqu'au mois de mars n'ont pas permis de pollinisation précoce des arbres. Par contre, dès le retour de tempértures plus clémentes, brutalement début avril, les pollens très allergisants de bouleau puis de frêneont engendré des manifestations allergiques importantes. Accalmie de fin avril à début juin, poursuivie par un pic très elevé de pollens de graminées provoquant des rhino-conjonctivites importantes. L'été, plutôt calme et maussade sur la région, n'a pas été à l'origine de symptômes importants dus aux pollens. A noter, toutefois des pics d'ozone ayant pu aggraver les troubles pulmonaires ou occulaires, et des concentrations en moisissures atmosphériques très élevées.

Evolution des pollens en 2005 - Lille

Téléchargement des bulletins allergo-pollinique 2005 (environ 100 Ko) :


Le calendrier pollinique 2005

Suite aux analyses de pollens, le calendrier pollinique de l'année 2005 a pu être établi. Cliquez ici pour le télécharger.

Haut de page 

RESULTATS POLLINIQUES 2006

Bilan allergo-pollinique de la région Nord-Est 2006 :


Les conditions climatiques de l'hiver ont provoqué un réveil tardif de la végétation et 3 semaines de retard dans l'apparition des principaux pollens d'arbres allergisants. Ce n'est qu'en avril, voire même fin avril, que les pollens de bouleau et de frêne ont gêné les allergiques.
Les pollens de graminées ont brutalement pollinisé fin mai - début juin, provoquant des symptômes importants jusque fin juillet. Les mauvaises conditions météorologiques du mois d'août ont balayé les pollens et… la plupart des symptômes.

Evolution des pollens en 2006 - Lille

Téléchargement des bulletins allergo-pollinique 2006 (environ 100 Ko) :


Le calendrier pollinique 2006

Suite aux analyses de pollens, le calendrier pollinique de l'année 2006 a pu être établi.
Cliquez ici pour le télécharger.



RESULTATS POLLINIQUES 2007

Bilan allergo-pollinique de la région Nord-Est 2007 :


Bilan des indices allergo-polliniques par espèces de la région Nord-Est 2007 :


Evolution des pollens en 2007 - Lille

Téléchargement des bulletins allergo-pollinique 2007 (environ 100 Ko) :


Le calendrier pollinique 2007

Suite aux analyses de pollens, le calendrier pollinique ainsi que le calendrier pollinique par espèces de l'année 2007 ont pu être établi.
Cliquez ici pour télécharger le calendrier pollinique.
Cliquez ici pour télécharger le calendrier pollinique par espèces.



RESULTATS POLLINIQUES 2008

Cliquez ici pour découvrir les données 2008

BULLETIN ALLERGO-POLLINIQUE

Les résultats des observations polliniques sur Lille sont consultables au travers du bulletin allergo-pollinique diffusé de façon hebdomadaire de mars à octobre :

Haut de page 

CONTACTS

D'autres questions ?

N'hésitez pas à nous contacter au 03.20.31.71.57

Contacts :

Laetitia Davranche, chargée d'études à l'APPA Nord - Pas de Calais

Haut de page 

En partenariat avec :

Région Nord-Pas de Calais

Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille

Réseau National de Surveillance Aérobiologique

Ville de Lille

Haut de page